Les choisir

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Chaque essence de bois a des caractéristiques qui lui sont propres. Ces essences se distinguent selon différents critères, tels que leur durabilité, leur solidité, leur imprégnabilité, leur aspect...
La définition et l'évaluation de ces différents critères sont normalisés, permettant ainsi la cohérence des échanges entre les différents acteurs de la filière. De plus, cette normalisation permet de s’appuyer sur des documents de référence.

La durabilité

On appelle « durabilité naturelle » la capacité d’un bois (hors aubier) à résister aux agents de destruction biologique (insectes et champignons). Cette durabilité, liée à la présence de certaines matières comme les tanins, ou de la résine en grande quantité, varie selon les essences et l’humidité contenue dans le bois.
De manière générale, un bois sec placé en atmosphère sèche sera protégé de toute attaque. Les risques d'attaque par les champignons ou par les insectes sont directement liés à l'humidité, contenue dans le bois, et à la température ambiante.
La durabilité d’un bois peut être augmentée par traitement et ainsi permettre d'élargir la gamme d'essences offerte à une utilisation donnée.

Aubier 

 

Définir la classe d’emploi

Lors de la conception d’un bâtiment, le choix des essences de bois va dépendre de l’utilisation à laquelle on les destine.

Pour faire le lien entre la durabilité d’un bois et son utilisation, le fascicule "Durabilité des éléments et ouvrages en bois", le FD 20 651 (http://www.boutique.afnor.org/norme/fd-p20-651/durabilite-des-elements-et-ouvrages-en-bois/article/742370/fa174309), définit des classes d’emploi qui permettent d’évaluer les différents risques auxquels le bois va être exposé selon son usage.

Ce document, disponible sur le site de l’AFNOR, constitue un guide pour l'élaboration des DTU et des normes de conception.

 

Classes d'emploi (ou risque biologique)

Situation

Exemple d'emploi

1

intérieur - bois non exposé à l’humidification - humidité d’équilibre moyenne des bois comprise entre 6 et 12%.

Menuiserie intérieure

2

intérieur - humidification non persistante (condensation) - le séchage des bois est très rapide - humidité d'équilibre moyenne des bois comprise entre 12 et 20 %.

Structure, Charpente

3A

extérieur - pas de contact avec le sol - humidification fréquente sur quelques jours - conception permettant l’évacuation rapide de l’eau

Bardage - Menuiseries extérieures

3B

extérieur - pas de contact avec le sol - humidification très fréquente sur quelques semaines - le bois peut sécher avant une nouvelle période d'humidification

Bardage - Menuiseries extérieures

4

extérieur - humidification importante - conception avec rétention d'eau

 

Terrasses, platelages

5

bois totalement ou partiellement immergé dans de l'eau salée

 

Piliers, pontons


D’autres paramètres influent sur la classe d’emploi, tel que la zone climatique ou encore la massivité des bois. Les prendre en compte permet de faire un choix de bois plus pertinent.

En savoir plus :
Brèves du FCBA n°21

Choisir une essence adaptée

 

Choix d'une essence

 Deux possibilités :

  • l’essence peut, sans traitement, être employée dans les conditions de la classe d’emploi définie
  • l’essence est insuffisamment durable pour la performance requise, elle doit  faire l’objet d’un traitement.

Dans ce dernier cas, il faut s’assurer que le traitement pourra lui permettre d’atteindre les exigences demandées. Si non, il faudra s’orienter vers une autre essence de bois.

Pour les éléments en bois mis en extérieur (façades, terrasses…) soumis également à des variations de température et d’humidité, il convient de prendre en compte leur durée de service. Pour augmenter la protection de ces bois, et ainsi leur durée de service, une réflexion architecturale et esthétique du bâtiment limitera au maximum leur exposition à l’eau et aux variations climatiques (débords de toiture…).

En savoir plus : Voir le tableau de comparaison des principales essences de la région

 

La durabilité conférée

Elle vise à augmenter la résistance des bois aux agents biologiques : champignons, moisissures et insectes xylophages.

Il est important de ne pas confondre traitement de préservation, qui répond à cet objectif, et traitement de finition qui ne portera que sur l’aspect et donc l'esthétisme.

Les traitements de préservation les plus répandus sont d'ordre chimiques. On distingue le traitement par trempage, adapté pour les classes d’emploi 1 et 2 et, le traitement par autoclave ou traitement à cœur, souvent employé pour les classes 3. Ces traitements sont moins polluants que par le passé et sont encadrés par des réglementations environnementales très strictes.

Il est possible de choisir des bois certifiés. Cette certification garantit la qualité du traitement et permet d’obtenir des certificats de fiabilité pour les lots de bois, les certificats CTB-B+. 
Tout savoir sur la
certification CTB–B+

En parallèle, des traitements alternatifs se développent :

  • l’oléo-thermie : le bois est rendu hydrophobe par immersion dans deux bains successifs d’huiles végétales chauffées à des températures différentes. L’huile va ainsi, dans le bois, remplacer l’eau qui s’est évaporée.
  • le traitement thermique : il consiste à « cuire » le bois à une température de 180 à 280°C.
  • l’acétylation : ce procédé plus récent consiste à faire réagir un anhydride acétique avec le bois provoquant une réaction chimique qui rend le bois hydrophobe.

EN RESUME : C’est au concepteur de préciser la classe d’emploi, l’essence possible et la nécessité de traitement suivant l’utilisation précise dans le bâtiment.


Les qualités des bois

On distingue les qualités en fonction de l’usage que l’on souhaite faire du bois. Celles-ci sont définies par des normes de classement.

Le classement mécanique – NF B 52-001

Il s’applique aux bois de structure :

  • (C30, C24, C18) pour les résineux et peuplier
  • (D30, D24, D18) pour le chêne

Le marquage CE des bois de structure est obligatoire, il se traduit par un étiquetage sur la pièce de bois qui certifie le classement structurel du produit tout en apportant d’autres informations (séchage, essence, …)
Marquage CE
Source de l’illustration : FCBA

Le classement d’aspect -  NF EN 1611-1
Le classement d’aspect des sciages européens repose sur des critères visuels relatifs à l’aspect des faces et des rives selon la nature, l’importance et la localisation des singularités, les imperfections de débit et les altérations du bois.

  • Pour les résineux les choix sont 0, 1, 2, 3 ou 4.
  • Pour les feuillus, l'appellation normalisée comporte 3 caractères (lettres ou chiffres) variable selon l’essence, le produit. Exemple pour l’avivé de chêne QFA, QF, QF2 et QF3.

En savoir plus :
Consultez les documents élaboré par la
Fédération Française du Bois

Classement des résineux
Classement du chêne
Classement d’aspect du hêtre
Classement du peuplier

Condition d’usages des bois

Le CNDB ( Comité National Pour le Développement du Bois), communique, aussi bien à l'attention des professionnels que du grand public, sur le bois et ses usages, mais plus particulièrement dans les secteurs de la construction et l'aménagement.

Retrouvez, sur leur site, toutes les informations sur les conditions d’emploi des bois :

www.cndb.org